Les prix du pétrole oscillant actuellement autour de 95 $ le baril, les répercussions se répercutent sur le portefeuille du consommateur moyen lorsqu’il s’agit de faire le plein de son véhicule. Le prix de l’essence ordinaire sans plomb a connu une hausse significative au cours du mois dernier, atteignant une moyenne de 3,85 $ le gallon au niveau national.

Cette poussée a suscité des inquiétudes sur les marchés financiers, car on s’attend à ce qu’elle maintienne l’engagement de la Réserve fédérale à maintenir des taux d’intérêt plus élevés pendant une période prolongée.

Lundi, le rendement des bons du Trésor à 10 ans a franchi le seuil des 4,5 %, un niveau jamais vu depuis 2007. Cette hausse des rendements des bons du Trésor a également eu un effet d’entraînement sur les taux hypothécaires, les faisant grimper à la hausse. Ainsi, le coût de financement de l’achat d’un logement sur une période de 30 ans a grimpé à près de 8 %.

Pendant ce temps, le marché immobilier continue de voir les prix des logements osciller près de sommets historiques. Cette situation a exacerbé une crise déjà grave de l’abordabilité, obligeant les acheteurs potentiels à rester sur la touche. Selon la Mortgage Bankers Association, son indice d’achat a chuté de 350 à la fin de 2021 à seulement 141 l’été dernier, marquant une baisse stupéfiante d’environ 60 %.

La hausse des taux du Trésor affecte non seulement le marché du logement, mais aussi les options de financement pour l’achat d’une nouvelle voiture. À l’heure actuelle, les prêts automobiles sont assortis d’un taux d’intérêt moyen d’environ 10 %. Face à plusieurs années d’inflation élevée, certains consommateurs se voient contraints de recourir à des cartes de crédit pour se financer, les soldes impayés étant soumis aux taux d’intérêt les plus élevés jamais enregistrés.